Gabrielle d' Éthampes

Résumé

Gabrielle d' Éthampes Le pupille du docteur (4e édition… (1879)

Madame, vous avez de moi une opinion beaucoup trop flatteuse.
— Je suis sûre que non, et je vois au sourire de Madame, qui vous connaît depuis bien plus longtemps que moi, qu'elle est de mon avis.
- Ma bonne mère adoptive est si indulgente ! dit avec sentiment Marguerite, en prenant la main de la femme du docteur.
—Ma chère enfant, répondit Mme Raymbaud, avec vous il n'est pas besoin d'indulgence, vous n'avez jamais aucun mauvais moment; il n'y a chez vous ni caprice, ni mouvement d'humeur. On est trop heureux de vivre près de vous.
Source : Gallica

Gabrielle d' Éthampes Le pupille du docteur (4e édition… (1879)

Et, tandis que ces paroles s'échappaient de ses lèvres, il y avait dans son regard comme un rayon céleste, et, à la lumière, le reflet doré de ses boucles blondes, mettait une auréole autour de son beau front.
— Oh ! mais c'est un ange qui est là ! s'écria Jacques Herbot en joignant les mains.
— Oui, l'Ange du Pardon ! s'écrièrent ensemble le docteur et Raymond.
A la voix de ce dernier, Jacques Herbot tressaillit.
— De grâce, Monsieur, approchez-vous plus près que j'examine votre visage. Oui, oui, c'est bien cela !. Oh ! mon Dieu !. vous êtes le fils du comte de la Brissière ?
Source : Gallica

Gabrielle d' Éthampes Le pupille du docteur (4e édition… (1879)

Après ma mère et ma fille, vous êtes l'être que j'aime le plus au monde, car si j'ai eu quelques lueurs de joie au milieu de mes ennuis, je vous les dois. J'ai peu de sympathie pour ma jalouse sœur Henriette, et j'ai été si longtemps habituée à voir avec l'indifférence la plus complète notre pauvre petite Cendrillon !
Camille est une heureuse nature, Madame.
— Je le sais, Marguerite. Ah ! que de larmes sont tombées de ses yeux par moi et à cause de moi ! je la regardais comme un être nul, de qui l'on peut se jouer sans crainte. Chère enfant !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature