Résumé

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Marga, par Zénaïde Fleuriot. 2e édition (1872)

Je n'avais qu'un désir, qu'une volonté, qu'un élan : vous sauver.
— Pauvre Charlotte ! pauvre Charlotte ! sanglota Marguerite.
— Charlotte ne sent pas aussi profondément que vous, Marguerite, dit doucement Robert. N'exagérezvous pas sa souffrance ?
— Taisez-vous, ingrat. Votre abandon la désespère, elle est frappée au coeur. Je ne dis pas qu'elle devrait l'être, mais elle l'est. Pour moi, vivre à Nédonville m'est désormais impossible ; il me semble que j'y apporte la trahison.
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Marga, par Zénaïde Fleuriot. 2e édition (1872)

Heureusement qu'après le savant, le pauvre vieux rêveur de savant, vient l'industriel, et avec l'industriel l'ouvrier, puis la machine qui, mue par la force intelligente de l'homme, met en action les forces passives de la nature. Quel spectacle pour nous que celui de cette usine, Marga !
La jeune fille souriait en le regardant.
—Mais vois donc, reprit-il en posant le doigt sur la joue satinée de Marguerite, et détournant doucement de lui son joli visage, vois notre usine, ton usine, ma fille; n'es-tu pas stupéfaite ?
— Je me demande si je rêve, bon-papa.
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Marga, par Zénaïde Fleuriot. 2e édition (1872)

Ce n'est pas que la terre me soit à charge, oh! non; ta présence, ma fille, en fait pour moi une sorte de paradis ; mais enfin, mariée, tu me resteras, je sais que tu me resteras. Un père peut être gênant dans un jeune ménage, mais un grand-père n'est jamais de trop quand il sait ne rien exiger.
Marguerite laissa tomber sa tête charmante sur l'épaule du vieillard.
— Cher père, dit-elle d'un accent pénétrant, si le mariage devait séparer mon coeur d'avec le vôtre, je ne me marierais pas.
Source : Gallica

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