Résumé

Julie Gouraud Petite et grande, par Mlle Julie Gouraud… (1877)

« C'est terrible, mère, murmura-t-elleà l'oreille de Mme de Flines. » Celle-ci levait les yeux au ciel et répondait d'une voix émue : « Il faut mourir, mon enfant, pourvivre toujours ; notre corps n'est qu'un vêtement que nous laissons à la terre, notre âme va trouver une autre patrie, d'où les larmes sont bannies, on ne se souvient plus du passé ! »
M. Saint-Florent, prévenu par son beau-frère, vint en toute hâte : de vives inquiétudes pour Agnès s'ajoutaient au chagrin de perdre sa bellesœur. N'eût-il pas été plus sage de ramener Agnès à Monthermé?
Source : Gallica

Julie Gouraud Petite et grande, par Mlle Julie Gouraud… (1877)

Oui, sachez-le, petites filles et petits garçons, vous pouvez être la joie de vos parents. Les souffrances de votre mère s'adoucissent si vous êtes doux, appliqués au travail. Il n'est pas un père qui n'oublie les soucis et les fatigues du jour, lorsqu'il se repose au milieu de vous. Il a des sourires pour tous vos bonheurs.
Les plaisirs de la belle saison allaient cesser; l'hiver commençait, et personne ne s'en inquiétait.
Agnès était habituée à voir la forêt blanche, et elle savait que dans la société de Christian et de ses sœurs, l'hiver était moins monotone qu'à Monthermé.
Source : Gallica

Julie Gouraud Petite et grande, par Mlle Julie Gouraud… (1877)

FRANÇOISE.
Eh bien! j'ai vingt francs dans ma bourse. Si je demandais à maman d'acheter une robe pour cette petite Marthe?
AGNÈS.
Oh! oui, et moi je la ferai avec Mme de Flines.
FRANÇOISE.
Toi ! faire une robe ! Tu n'es point couturière.
AGNÈS.
Est-ce que tu crois que ma poupée a une couturière? une marchande de modes, un cordonnier? Les éclats de rire provoqués par la supposition que Didine avait des fournisseurs, furent une invitation pour la bonne d'aller trouver les gentils oiseaux qui ne l'avaient point attendue pour gazouiller.
Source : Gallica

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