Résumé

Blanche Cremnitz La petite impératrice : histoire d'une petite fille sous le Second Empire (1911)

Calme et digne comme un Dieu de l'Olympe, Mangin...
tout droit sur son char, au milieu d'un groupe attentif et bienveillant, un homme d'une quarantaine d'années, à la moustache forte et à la barbiche épaisse d'un blond fauve, habillé d'une redingote noire et coiffé d'un chapeau haut de forme, accrochait au fond de la voiture son portrait photographié, juste au-dessous d'une espèce de boîte carrée couverte d'une housse.
— Qu'est-ce qu'il y a dans cette boite? demanda Geneviève à Paul.
— C'est la musique, dit Paul. Tu vois le domestique qui est derrière. Eh bien !
Source : Gallica

Blanche Cremnitz La petite impératrice : histoire d'une petite fille sous le Second Empire (1911)

Eugénie battit des mains, car elle savait que ces paroles équivalaient, dans la bouche de sa mère, à une promesse.
Le surlendemain, en effet, par une soirée étincelante d'étoiles, la famille Cerny et la famille Laurencin s'en allaient, bien chaudement couvertes de vêtements fourrés, vers le grand lac du Bois de Boulogne.
— La petite impératrice est heureuse comme une reine et enveloppée d'un nuage comme une déesse de l'Olympe, dit
l'oncle Maurice en considérant sa nièce, exultante de joie, et entourée de la buée produite par l'évaporation à l'air glacial de sa tiède haleine.
Source : Gallica

Blanche Cremnitz La petite impératrice : histoire d'une petite fille sous le Second Empire (1911)

Et Eugénie, passant les doigts dans les manches courtes d'une robe de tulle blanc posée sur le lit, l'étala dans toute sa splendeur. Elle était fort jolie, en effet, avec ses bouillonnés de tulle parsemés de bouquets de marguerites, et sa ceinture de satin blanc avec un nœud dont les longs pans flottaient derrière.
— Avec cela, vois-tu, j'aurai dans mes cheveux, couverts de poudre d'or, un petit bouquet de marguerites noué par un velours bleu de ciel pareil à celui qui sera à mon cou...
— Tu seras bien belle, Eugénie. Mais pourquoi de la poudre d'or?
— C'est la mode.
Source : Gallica

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