Brillat-Savarin

Définition et enjeux

Portrait de Jean Anthelme Brillat-Savarin Jean Anthelme Brillat-Savarin Physiologie du goût (1825)

BRILLAT-SAVARIN
À peu près oublié comme législateur et comme magistrat, quoiqu’il ait eu l’honneur d’être député du tiers état à l’Assemblée constituante et plus tard conseiller à la Cour de Cassation, Brillat-Savarin [1] a survécu en sa double qualité de gastronome et d’écrivain. Il passait simplement pour un convive aimable et pour un agréable causeur, lorsqu’il publia, en 1825, chez le libraire Sautelet, la Physiologie du goût. Presque aussitôt il devint un homme célèbre.
Source : Wikisource

La Nouvelle Revue Française

Nous serions écœurés de voir le centenaire de Brillat-Savarin célébré par l’Association des Étudiants. Une heureuse impécuniosité la garde contre cette faute de goût. Mais une tablée de messieurs mûrs, chauves, ventrus, hauts en couleur, devant la carpe à la Chambord ou l’oreiller de la Belle-Aurore, nous plaît comme une image parfaite et une harmonie de la vie. Nous n’allons guère plus loin : le roman vrai et franc du vieil épicurien aurait bien des chances d’être désagréable, et surtout — vice rédhibitoire — de révolter toutes les femmes.
Source : Wikisource

Portrait de Jean Anthelme Brillat-Savarin Jean Anthelme Brillat-Savarin Physiologie du goût (1825)

Brillat-Savarin offrait une des rares exceptions à la règle qui destitue de toutes hautes facultés intellectuelles les gens de haute taille. Quoique sa stature presque colossale lui donnât en quelque sorte l’air du tambour-major de la Cour de Cassation, il était grand homme d’esprit, et son ouvrage se recommande par des qualités littéraires peu communes. La Physiologie du goût fut une œuvre faite à petits coups, lentement élaborée à des heures choisies.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature