Résumé

Stanislas Martin Physiologie des substances alimentaires… (1853)

Le lièvre en vain, palpitant de frayeur, L'œil attentif et l'oreille étendue, S'est ramassé dans sa courte grosseur, Cachant son front sous sa patte velue, Pour échapper à son persécuteur.
Le lièvre se nourrit de feuilles, d'herbes, de racines, de fruits et de graines. Le mâle mange quelquefois ses petits.
Cet animal a une étrange destinée : il est doux, timide et inoffensif; il n'est l'ennemi de personne, et tout le monde, l'homme, le chien, le loup, le renard, les oiseaux de proie, le lapin même lui font la chasse.
Source : Gallica

Stanislas Martin Physiologie des substances alimentaires… (1853)

De sa vive liqueur la mousse enchanteresse S'élance en bondissant et fend l'air qui la presse ; Son éclat est plus pur que celui du cristal, Et l'ambre de la sève au nectar est égal.
Le vin est souvent falsifié avec des substances colorantes, telles que fruits de merise, mûres, ou avec le bois d'Inde ; on y ajoute aussi de l'alcool pour lui donner du feu. Le plus grand travail qui se fait consiste à mêler des vins faibles en goût, en alcool et en couleur, avec d'autres vins qui réunissent ces qualités : les vins ainsi mêlés se conservent peu, ils tournent ou s'aigrissent.
Source : Gallica

Stanislas Martin Physiologie des substances alimentaires… (1853)

L'oie est regardée comme un oiseau stupide : cependant la nuit elle est de bonne garde ; au moindre bruit, au moindre danger, elle fait entendre un cri aigu.
Les Romains ont mis les oies au rang des oiseaux sacrés, comme sauveurs du Capitole.
Cet oiseau se plaît dans les prairies, les marais et les lieux qui abondent en plantes aquatiques. Les fermières le plument deux fois l'année; son duvet sert à faire des lits et des oreillers; ses plumes, à écrire. Sa chair est blanche, savoureuse, agréable, chargée de graisse, lourde, difficile à digérer.
Source : Gallica

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