Coq de bruyère

Définition et enjeux

Stanislas Martin Physiologie des substances alimentaires… (1853)

Le coq de bruyère habite les forêts de sapin qui couronnent les hautes montagnes de l'Europe; il est le plus grand des gallinacés ; on le nomme aussi tétras ; la Courlande est son pays de prédilection.
Cet oiseau ne se perche point ; en été son plumage est d'un brun rougeâtre, ou gris blanchâtre ; il devient complétement blanc en hiver.
La chair du coq de bruyère est supérieure à celle de la perdrix, et même du faisan; elle est noire, difficile à digérer ; la saveur en est résineuse.
Source : Gallica

Thomas-Anquetil Aventures et chasses dans l'Extrême-Orient… (1874-1876)

En portant le scalpel sur la nature morte, on pénètre les secrets de la nature vivante, d'accord; mais, pour étudier les moeurs et l'acabit, n'est-il pas plus rational d'étudier un sujet en pleine liberté que d'observer ses moeurs à l'état domestique? Or, le coq de bruyère ne s'avilit, ne dégénère jamais ; il meurt dès qu'il est captif. Qu'on aille donc l'étudier parmi les jongles!...
Il se tue plus de mâles que de femelles. Le coq est souvent solitaire. On le voit rarement en compagnie de plusieurs poules. Celles-ci se battent dès qu'elles se trouvent en présence d'un coq...
Source : Gallica

Auguste Meylan A travers les Russies, par A. Meylan (1880)

On ajuste au sommet d'une haute perche un oiseau empaillé et le chasseur embusqué dans un fourré imite le cri du coq appelant ses poules. On peut dès lors les abattre sans qu'elles s'effrayent des détonations des armes à feu. Le coq de bruyère n'est guère bon que lorsqu'il est jeune, les vieux mâles ont les chairs dures et coriaces, ce qui n'empêche pas que c'est encore un magnifique coup de fusil, l'oiseau lui-même étant un des plus beaux des forêts.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature