Résumé

Thomas-Anquetil Aventures et chasses dans l'Extrême-Orient… (1874-1876)

En portant le scalpel sur la nature morte, on pénètre les secrets de la nature vivante, d'accord; mais, pour étudier les moeurs et l'acabit, n'est-il pas plus rational d'étudier un sujet en pleine liberté que d'observer ses moeurs à l'état domestique? Or, le coq de bruyère ne s'avilit, ne dégénère jamais ; il meurt dès qu'il est captif. Qu'on aille donc l'étudier parmi les jongles!...
Il se tue plus de mâles que de femelles. Le coq est souvent solitaire. On le voit rarement en compagnie de plusieurs poules. Celles-ci se battent dès qu'elles se trouvent en présence d'un coq...
Source : Gallica

Thomas-Anquetil Aventures et chasses dans l'Extrême-Orient… (1874-1876)

A cet instant, trois Indiens débouchent d'une embuscade. Nul doute, ils m'épiaient, me suivaient à la piste et attendaient, pour m'avoir à discrétion, que j'eusse déchargé mon fusil...
Tout à coup, ils s'élancent vers moi en poussant des clameurs menaçantes et brandissant leur sabre, le dah, ou coutelas birman. Je ne compris rien aux vociférations de ces gens-là, mais je ne pouvais me méprendre sur leur intention.
Je crie : « Halte! » ils ne s'arrêtent pas.
Saisissant mon revolver, je vise rapidement, je presse la détente; un des assaillants s'affaisse sur le sol.
Source : Gallica

Thomas-Anquetil Aventures et chasses dans l'Extrême-Orient… (1874-1876)

M'étant couché à plat ventre, je vois confusément, à travers les broussailles, une ombre s'agiter. A peine la poule est-elle parvenue au pied de l'arbre, le coq descend de son perchoir, s'approche, la caresse, la couvre... Celle-ci secoue son plumage, pousse un faible cri et se sauve dans le fourré comme si elle venait de commettre une faute... Le mâle déploie ses ailes, fait la roue, entonne un chant d'allégresse, remonte sur son perchoir, et renouvelle son appel d'une voix encore plus accentuée.
Source : Gallica

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