le capitaine Henri Yule

Résumé

le capitaine Henri Yule Le Tour du monde

Ici l’Irawady fait un coude brusque et s’infléchit presque à angle droit. Tantôt, étincelant comme une zone d’argent, il baigne des îles verdoyantes comme de sombres émeraudes, et semble se perdre dans les montagnes bleues qui apparaissent à l’horizon ; tantôt il rayonne ardent sous les feux du soleil, comme un fleuve d’or liquide. Devant nous, Amarapoura, enveloppée d’une vapeur légère qui couvre ses maisons de clayonnage et ses pagodes de plâtre, de cette estompe mystérieuse qui permet à l’imagination de rêver de palais de marbre, de pagodes de porphyre et d’or.
Source : Wikisource

le capitaine Henri Yule Le Tour du monde

L’ambassadeur. Rien de plus que de remercier Votre Majesté de toutes les bontés qu’elle nous a témoignées depuis que nous sommes entrés dans son royaume.
Le roi. La reconnaissance honore les hommes, et ceux qui l’oublient, les Birmans les considèrent comme des êtres avilis. À présent, la capitale est bien boueuse ; en été, la chaleur est gênante ; l’hiver est la meilleure saison pour y venir. Je considère les membres de l’ambassade comme mes propres nobles, et plus tard s’ils revenaient ici, même sans le major Phayre, je serais heureux de les recevoir dans mon palais.
Source : Wikisource

le capitaine Henri Yule Le Tour du monde

Dans tout ce parcours, des berges élevées, des falaises escarpées de grès ou d’argile rouge encaissent la rivière à l’orient. Près du fleuve les terrains sont ravinés et tourmentés ; plus loin le sol s’élève en longues pentes ou en collines ondulées. La végétation a perdu ici son caractère tropical : rare et rabougrie en quelque sorte, elle ne se compose guère que d’une variété de zizyphus jujuba, acacia cathechu, entremêlés de ces euphorbes décharnés et de ces pâles et maladifs madars qui se rencontrent dans tous les endroits stériles et desséchés de l’Inde, depuis le Peshawer jusqu’au Pégu.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature