Pierre Bonnefont, La chasse anecdotique (1891)
“ Charles, étendu, affalé, ne luttait plus ; la mer l'avait réduit à merci; il ne cessait de geindre que pour souffrir plus terriblement encore. Le chien, étonné, regardait et flairait son maître ; de temps à autre il dressait la tête, tendait le cou et faisait entendre un aboiement plaintif; puis il courait au père Mathurin comme pour implorer son aide et l'encourager à porter secours au malade. Le vent, de plus en plus fort, dégénérait en ouragan, et le marin commençait à serrer au plus prés et à jeter un coup d'oeil scrutateur tantôt sur le ciel, tantôt sur la côte. ”
