Résumé

Emile Maison Poil et plume : Saint-Hubert et Diane chasseresse… (1906)

UN AFFUT AU CROCODILE.
Le chasseur, accroupi dans les roseaux, attend en fumant sa pipe l'arrivée des hideux amphibies qu'attire un cadavre d'antilope placé sur la rive
son chemin, il arrive à portée d'une antilope qui est sur le qui-vive et qui a l'œil et l'oreille aux aguets.
L'œil, l'oreille. et le nez! Car, je l'ai dit, l'odorat est chez les fauves le sens le plus développé, le plus vigilant, le plus perçant. A chaque instant, dans les récits de M. Foà, nous trouvons les expressions : « prendre le vent », « sortir du vent ».
Source : Gallica

Emile Maison Poil et plume : Saint-Hubert et Diane chasseresse… (1906)

Lorsqu'en France on va à la chasse, c'est pour satisfaire la vanité qu'on peut éprouver à se montrer .habile chasseur et la volupté qu'on peut éprouver à manger du gibier. Il est agréable de rouler un lièvre ou d'abattre une perdrix. Il n'est pas moins agréable de savourer un bon civet ou un salmis. Tout bien considéré pourtant, ni l'amour-propre ni la gourmandise ne sont des passions bien nobles, et il est cruel de leur donner satisfaction en massacrant de pauvres petits animaux inoffensifs.
Il en est tout autrement de la guerre périlleuse qu'on fait aux grands carnassiers des pays sauvages.
Source : Gallica

Emile Maison Poil et plume : Saint-Hubert et Diane chasseresse… (1906)

Un soldat, l'ayant aperçue un jour dans le voisinage du palais royal, n'eut rien de plus pressé que de tuer la pauvre bête, dont il vendit la fourrure à un marchand pour douze sous. A cette nouvelle, le roi entra dans une colère terrible, et au premier moment ne parla de rien moins que de faire fusiller le coupable. On eut toutes les peines du monde à lui faire comprendre que la colère l'emportait trop loin et que tuer une loutre, même apprivoisée, n'était pas un crime méritant la peine de mort.
Source : Gallica

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