Résumé

E.-V. Fenech Récits et chasses d'Algérie, par E.-V. Fenech… (1867)

Fatiguée d'une poursuite inutile, elle s'était tapie, le ventre contre terre, et, de sa langue féline, essuyait ses larges pattes mouillées par l'eau qui coulait des buissons. Abd-el-Melk, qu'une touffe de myrte sépare seule du redoutable animal, introduit son long fusil à travers les branches de l'arbuste, jusqu'à ce que l'extrémité du canon effleure l'oreille, puis il presse la détente. Trois fois la pierre heurte la feuille du bassinet, mais trois fois le choc est sans étincelle. La panthère s'était à peine, au bruit, interrompue dans sa toilette.
Source : Gallica

E.-V. Fenech Récits et chasses d'Algérie, par E.-V. Fenech… (1867)

Je n'ai jamais entendu dire que l'once, pas plus que le chat-tigre, eût attaqué des chèvres ou des moutons, mais ce sont, comme le lynx , d'avides destructeurs de gibier et des fléaux de bassescours.
J'avais dans une ferme une douzaine de gros dindons, et, bien qu'on les fît rentrer avant le coucher du soleil, chaque jour l'un d'eux disparaissait. Le maraudeur n'était autre qu'une once qui, tapie dans les broussailles voisines, les surveillait de l'oeil et choisissait sa proie dès qu'elle se trouvait à portée.
Source : Gallica

E.-V. Fenech Récits et chasses d'Algérie, par E.-V. Fenech… (1867)

Non, elle ne vit pas de proie comme le loup, n'est pas plus forte, et jamais ne fut plus hardie. Jamais elle n'attaque ni le bétail ni les hommes ; jamais elle ne brise les portes des étables et les clôtures des bergeries pour y chercher une proie".
Non, l'hyène ne se défend pas du lion. Celui-ci, d'ailleurs, la dédaigne et lui laisse, comme à un parasite honteux, les reliefs de ses festins. La panthère elle-même craindrait de souiller sa riche fourrure au contact de l'ignoble adversaire qu'on lui suppose.
Source : Gallica

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