Benjamin Gastineau,
Chasses au lion et à la panthère en Afrique…
(1863)
“ Irrité par le bruit et l'étincelle, le lion bondit sur Ben-Amar et Bel-Kassem, qui, se croyant perdus, s'étaient enveloppés dans leurs burnous pour mourir dignement, leur donne à chacun un coup de patte qui enlève à Bel-Kassem une partie de la peau du crâne, revient à la lionne, qu'il flaire, qu'il lèche, qu'il caresse, qu'il s'efforce inutilement de ranimer et de faire marcher et disparaît enfin, à la grande satisfaction des deux témoins de cette étrange scène, en déplorant le trépas de la lionne par d'effroyables rugissements jetés aux échos de la sonore forêt. ”
