Résumé

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau De Paris en Afrique, voyage et chasses en Algérie (1865)

Quelle plume pourrait rivaliser avec ce théâtre en action, cette parole vivante, chaude, concise, colorée, modulant les gammes les plus étranges: rugissements du lion, miaulements de la panthère, aboiements plaintifs du chacal, jusqu'aux frémissements nocturnes des forêts; — ces yeux, qui, par leur éclat et leur fixité, magnétisent la bête féroce, — cette mobile physionomie dépeignant tour à tour l'attente paisible du danger, la résolution, l'enthousiasme, l'orgueil; cette pantomine mettant en mouvement tous les signes, tous les décors, toutes les créations de la nature?
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau De Paris en Afrique, voyage et chasses en Algérie (1865)

Chaque force a son destin.
Le lion est l'animal débonnaire et magnanime par excellence. Il se livre, tombe dans tous les piéges, ne craint rien, ne doute de rien, ne prévoit rien. Mais la panthère n'est ni aussi noble ni aussi courageuse, ni aussi large dans ses allures; elle se laisse difficilement surprendre et surprend souvent; aussi est-elle plus rarement tuée, car, dans le règne animal, il est de règle que les natures nobles soient sacrifiées et souffrent la mort, la disette, souvent l'expulsion du foyer, de l'antre, du nid, et que les natures félines et rusées échappent au danger.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau De Paris en Afrique, voyage et chasses en Algérie (1865)

Je crus voir se lever devant moi l'étroit et sanglant fanatisme de l'Orient, qui couchait la société musulmane, le Koran, Allah et Mahomet, dans la poussière des ruines romaines et chrétiennes.
La pensée, lasse de s'appesantir sur les dissolutions morales des sociétés, se reporte avec bonheur vers la nature, toujours harmonieuse et victorieuse au milieu des débats humains. Le court crépuscule des jours d'Afrique avait déjà enveloppé d'ombre la montagne d'Hippone. Mais le couchant, du côté de Constantine, éclatait en îlots coloriés des nuances les plus vives au sein d'un azur rembruni.
Source : Gallica

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