Bénédict-Henry Révoil,
À travers les prairies. Les Peaux-rouges de l'Amérique du Nord…
(1876)
“ En traversant d'épais buissons, à soixante mètres de là, je vis, à mon grand étonnement, le puma en sortir par l'extrémité opposée. En quelques bonds il traversa le lit desséché d'une rivière qui traversait la vallée. Aussitôt que le grand chien molosse qui m'accompagnait l'eut aperçu, il le prit sans doute pour un cerf et se lança à sa poursuite en criant à pleins poumons. Tout-à-coup un des Indiens qui m'avait suivi me cria que le puma revenait sur nous. Ne voulant pas, sans doute, exposer sa vie, le péone se jeta au plus épais d'un fourré de ronces et de lianes. ”
