Auguste Ménégaux

Résumé

Auguste Ménégaux La vie des animaux illustrée (1903)

La Genette est surtout un animal nocturne. Ce n'est que longtemps après le coucher du soleil, quand la nuit est venue, qu'elle sort de sa retraite en se dissimulant parmi les rochers et les buissons, écoutant, flairant de tous côtés, toujours prête à saisir sa proie. Elle se nourrit de petits Rongeurs, d'Oiseaux, d'œufs, d'Insectes, qu'elle sait parfaitement découvrir en leurs gîtes.
Elle est aussi gracieuse et élégante qu'elle est souple et agile. A la souplesse du Serpent elle unit l'agilité du Renard, la vivacité de la Marte.
Source : Gallica

Auguste Ménégaux La vie des animaux illustrée (1903)

C'est la rigueur de l'hiver qui les chasse de leurs cantonnements habituels.
Heureusement son courage est loin d'être à la hauteur de sa force. Tant qu'il n'est pas affamé, c'est une des bêtes les plus peureuses et les plus lâches qu'il y ait. Il fuit non seulement devant l'homme et le Chien, mais devant une Vache, un Bœuf, un Bouc, qui lui présentent leurs têtes. Il a peur du son du cor, du bruit d'une chaîne, d'un cri, de l'éclat d'une allumette.
Source : Gallica

Auguste Ménégaux La vie des animaux illustrée (1903)

Quand il erre sans but, il porte la tête penchée, le dos bombé, la queue pendante. Il avance lentement et sa marche est oblique. Mais tombe-t-il sur une piste ou bien aperçoit-il un animal qui joue sans méfiance, sa physionomie change. Son poil se hérisse, ses oreilles larges se dressent, il se lève sur ses pattes de derrière, il saute, il bondit sur le sol, il grimpe ou court avec une rapidité incroyable sur les troncs d'arbres. Il peut, comme les Singes, faire des bonds assurés d'une branche à l'autre. Tout son être a quelque chose du Singe.
Source : Gallica

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