Charles de Folleville, Histoire des naufrages anciens & modernes… (1876)
“ L'espérance est rentrée quelque peu dans les cœurs, car au coucher du soleil on a entrevu les côtes de l'Afrique ; vers minuit, en outre, les vagues se calment, et la lune se montre au firmament. On peut sommeiller dans les canots : mais, ceux qui sont debout sur le radeau, peuvent-ils bien dormir ? Eh bien ! la fatigue, une extrême prostration ferme les yeux de quelques-uns, et pendant qu'ils sont plongés dans l'eau de la mer jusqu'aux genoux, leur tête malade, assoupie par la faiblesse, rêve peut-être de revoir dans les brumes de l'illusion la patrie absente. ”
