Lucien Biart

Lucia Avila (1882)

Résumé

Lucien Biart,  Lucia Avila (1882)

“ « Lui plus savoir son nom, lui plus répondre jamais, jamais, » dit Pélican, qui cette fois fondit en larmes, bientôt imité en cela par Célestin.
Le docteur était un homme doué d'une force d'âme peu commune, et lui, qui sans cesse déclamait contre l'humanité, déclarant que les hommes ne valaient pas la peine qu'on s'apitoyât sur leurs maux, ne pouvait détacher ses regards du corps de Dents-d'Acier.
Pendant une heure, Célestin et Pélican tournèrent et retournèrent le corps de leur pauvre compagnon, croyant
sans cesse le voir remuer, espérant le ranimer par leurs caresses.
”
Source : Gallica

Lucien Biart,  Lucia Avila (1882)

“ « Patience, quelqu'un veille sans cesse là-haut, quelqu'un sans la permission de qui rien ne s'accomplit dans l'immense univers. Après tout, ce n'est pas la première fois que nous nous trouvons dans une position en apparence désespérée, et, grâce à Dieu, nous vivons encore. »
Un silence si profond régnait, que le docteur crut que l'ennemi avait de nouveau gagné le bas de la vallée, et songea un instant à réveiller ses serviteurs, à se précipiter avec eux vers la forêt, à s'enfoncer dans ses profondeurs avant que le jour parût.
”
Source : Gallica

Lucien Biart,  Lucia Avila (1882)

“ Yago, qui marchait avec peine, se dirigea vers un acajou près duquel cinq de ses compagnons se tenaient groupés.
Ceux-ci s'empressèrent d'escalader le tronc et se logèrent sur les branches de l'arbre. Yago, effaré, retourna vers le bois, revint sur ses pas, — il semblait avoir perdu l'esprit. Enfin l'un des Indiens courut vers lui, l'aida à se hisser sur un maigre mimosa et grimpa lui-même sur un jeune goyavier.
Pélican se mit à rire, tandis que Célestin et le docteur le regardaient d'un air interrogateur.
« Vous rire aussi tout à l'heure, » dit le nègre.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature