Résumé

Lucien Biart La frontière indienne : les voyages involontaires…

« Portez cette prune de ma part au Fils de la Nuit, criait le matelot chaque fois qu'il déchargeait sa carabine. Où donc se cache-t-il, ce vaillant chef ? »
Don Pedro et le docteur, bravement secondés par l'intrépide Camille, firent un retour offensif pour dégager le matelot.
« Descendras-tu, malheureux? lui cria son maître. Veux-tu nous faire massacrer tous? »
D'un bond prodigieux, Célestin s'élança sur le parapet; puis, avec l'agilité d'un singe ou plutôt d'un matelot qu'il était, il se laissa glisser dans la cour et se rangea près de ses amis.
« A la tour ! à la tour ! »
Source : Gallica

Lucien Biart La frontière indienne : les voyages involontaires…

« Qu'y a-t-il ? demanda l'ex-matelot, réveillé en sursaut par ce simple attouchement.
— L'heure est venue, dit Unac.
— Ah ! l'heure est venue, c'est heureux. Allons- nous nous battre? Le mot d'ordre, s'il vous plaît?
— Parlez moins haut d'abord, Célestin, et surtout surveillez Dents-d'Acier, il y va de notre vie. »
Unac, se glissant le long des parois de la grotte, de façon à se tenir en dehors des rayons de la lumière projetée par le foyer, s'arrêta lorsqu'il ne fut plus qu'à une vingtaine de mètres des dormeurs.
Source : Gallica

Lucien Biart La frontière indienne : les voyages involontaires…

Unac croyait que l'Indien allait pousser un cri d'appel; mais, soit qu'il se figurât n'avoir affaire qu'à un seul ennemi, soit qu'il mît son amour-propre à triompher seul, le Toltèque demeura immobile et muet.
« Avons-nous rêvé? murmura Célestin.
— Silence ! » lui dit son maître. Dents-d'Acier, qui revenait en ce moment sur ses pas, aperçut l'Indien, et, les crocs en avant, se mit à, tournoyer autour de lui, le forçant à se montrer. Occupé du mâtin, qu'il cherchait à frapper
d'une flèche, le guerrier n'entendit pas qu'on marchait derrière lui.
Source : Gallica

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