Gabriel de Beugny d'Hagerue, La vallée maudite : derniers souvenirs de la Révolution en Artois (1882)
“ Le tatou se releva avec prestesse, regagna son terrier, et la question de savoir si ce singulier animal devient à l'occasion carnivore fut de nouveau ajournée. Le docteur ne se tint pas pour battu ; il découpa un morceau de la cuisse du paresseux et le déposa près de la demeure du tatou, se promettant de surveiller cet appât. La chair du paresseux, blanche et délicate, fut assez du goût des quatres voyageurs. Néanmoins ils s'attaquèrent de préférence à celle du dindon, car l'homme éprouve toujours une certaine répugnance à manger pour la première fois un mets inconnu. ”
