Résumé

Engels Les Wangata (tribu du Congo belge… (1912)

Mais le jour tombe, d'un vol lourd, les perroquets traversent le ciel, se hâtant obstinément vers le soleil qui disparaît à l'horizon ; les feux brillent, les femmes Indjolo circulent, affairées, préparant pour les hommes le repas du soir ; les sentinelles sont placées ; on peut se reposer. C'est maintenant que le gong doit chanter la victoire : il la crie, insultant le Wangata qui erre dans la forêt, comme une craintive antilope. A l'aube tout le monde est debout et la retraite s'opère.
Source : Gallica

Engels Les Wangata (tribu du Congo belge… (1912)

Le village tout entier assume cette charge sans hésiter. C'est une chose qui paraît toute naturelle au Wangata : cette solidarité n'impressionne que nous.
Nul ne souffre abandonné, nul ne meurt au milieu de l'indifférence. Le dernier misérable, malade, est soigné ; mort, il est pleuré. La sensibilité naturelle du Wangata ne s'est pas encore émoussée au contact des misères infinies de la civilisation, il s'apitoie aussi naturellement qu'il convie à sa table.
Source : Gallica

Engels Les Wangata (tribu du Congo belge… (1912)

L'Art n'a rien d'absolu : c'est le domaine de l'émotion, d'un ordre particulier de sensations. Il est certain que nous ne sentons pas comme le noir, car son système nerveux n'a pas l'hypersensibilité du nôtre.
C'est ainsi que les grands spectacles de la nature n'émeuvent que fort peu le Wangata. Que le grand fleuve roule sous un ciel d'orage des eaux assombries ; que le bruit de la tornade qui accourt évoque en nous l'image d'une innombrable cavalerie dont l'approche fait trembler le sol
Source : Gallica

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