Résumé

Maurice Calmeyn Au Congo belge : chasses à l'éléphant… (1912)

Je ne suis qu'à cinquante mètres de lui, il est engagé dans la végétation basse et touffue. S'il m'entend ou me sent il se remettra en route et aura disparu avant que je puisse tirer. C'est pourquoi, visant avec soin, je vais tenter de l'abattre en atteignant la moelle épinière. La balle porte un pied en dessous de la crête du dos; le coup a réussi, l'éléphant s'effondre.
Alors ce sont des cris, des hurlements; je fais le tour de la bête vivement, elle est superbe, rejetant sa grosse tête, sa trompe en arrière, à chaque effort qu'elle fait de l'avant-main pour se relever.
Source : Gallica

Maurice Calmeyn Au Congo belge : chasses à l'éléphant… (1912)

Pour être plus leste, je donne ma carabine au sergent; celui-ci, s'imaginant que je veux partager avec lui le
plaisir de tuer l'animal, se précipite en avant. Tout le monde court, l'éléphant pour sauver sa peau, le noir après la bête, et moi-même pour rattraper ma carabine, qui déjà a pris de l'avance. Heureusement, tout s'arrange, le sergent entend mes appels, l'éléphant s'est arrêté, et à vingt mètres en flanc, un peu d'arrière en avant, une balle le couche à terre, pour toujours cette fois.
Source : Gallica

Maurice Calmeyn Au Congo belge : chasses à l'éléphant… (1912)

Si j'ai tué tous mes éléphants sur place en quelque sorte, je n'en ai cependant abattu que deux ainsi, net d'une seule balle. Rien qu'un petit bruit clair au bout d'un moment, c'est la chute d'un ruisselet de sang qui, du trou de l'oreille, tombe dans une dépression du terrain formant bassin.
Et dans le calme de la clairière minuscule, à la lueur bleue de la lune, l'énorme bête ne semble pas morte, les yeux grands ouverts paraissent rêver, ou plutôt me regarder tristement pour me reprocher l'œuvre de mort.
Source : Gallica

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