Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie

Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie

Résumé

Portrait de Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie Chasses en Afrique française : carnets de route (1929)

J'entends des piétinements, un souffle puissant ; je m'avance encore un peu, et cette fois, je m'arrête net, et j'épaule vite : la bête est à quarante mètres, dans un gros buisson ; elle s'agite, tourne, encense de la tête, comme cherchant un ennemi invisible. Ma balle, lancée un peu au hasard, doit la toucher, car elle tombe, et j'entends Paki, d'un arbre où il était grimpé — il était à dix mètres d'elle, — pousser des exclamations et parler avec véhémence. Le rhinocéros, atteint à la tête, est mort.
C'est un mâle, la corne antérieure est fort belle.
Source : Gallica

Portrait de Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie Chasses en Afrique française : carnets de route (1929)

Peu après Singako, la piste, antérieurement d'une belle largeur, devient sentier. La végétation n'est plus la même. C'est un peu la savane que j'ai vue en Nigeria. Bientôt, comme nous entrons au Salamat, la transformation s'accuse davantage : d'immenses pâturages avec, autour, à l'horizon, de minces rideaux de petits arbres clairsemés, après lesquels viennent d'autres pâturages. Dès le début, le gibier se montre : un troupeau de bubales, dont je m'abstiens de troubler le repos, et une girafe, qui traverse tranquillement la plaine, devant nous, puis nous voit et accélère son allure.
Source : Gallica

Portrait de Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie Émile Louis Aristide Bruneau de Laborie Chasses en Afrique française : carnets de route (1929)

Vers huit heures, désœuvré, je retourne à cette mare ; j'entends soudain, derrière moi, souffler avec bruit ; Meiah apparaît presque aussitôt, qui vient me chercher : « Un hippopotame, me dit-il. » Serait-ce celui dont il vient de parler ?
Le souffle recommence bientôt, accompagné cette fois de clapotements tumultueux, d'une marche pesante dans l'eau basse du Logone.
Malheureusement, la lune n'est pas encore levée, et la clarté des étoiles est trop faible pour que je puisse voir à plus de 2 ou 3 mètres ; or, une trentaine au moins nous séparent de l'animal.
Source : Gallica

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