Hugues Le Roux

Hugues Le Roux

Résumé

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux,  Chasses et gens d'Abyssinie (1903)

“ Mon expérience des choses léonines, c'est que, dans la majorité des cas, la bête évite l'homme.
Il n'est pas un sanguinaire comme le léopard qui, lui, tue pour tuer, parce qu'une congestion de colère lui trouble le jugement à la vue de son ennemi. Il n'est pas même un batailleur. La force prodigieuse dont il est conscient enfante le calme. Il est un chasseur, un amateur de belles poursuites qui vous donnent de l'appétit avant la minute où l'on se met à la table. Ce n'est pas pour manger le cerf que, toute une journée, l'homme le chasse à cheval, derrière une meute de chiens.
”
Source : Gallica

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux,  Chasses et gens d'Abyssinie (1903)

“ Car c'est au gibier à la grande crinière que toujours rêve le chasseur.
Ce n'est pas « l'embassa », le lion c'est la hyène. Non la petite bête, maigre comme un louveteau, que promènent les ménageries foraines, mais la grande hyène abyssine qui, au garrot, a un mètre; si audacieuse qu'en plein jour elle attaque une caravane, bondit du fourré, emporte d'un seul coup de mâchoire la moitié d'un mulet.
”
Source : Gallica

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux,  Chasses et gens d'Abyssinie (1903)

“ Le buffle fait un mouvement. La crosse du fusil est dans mon épaule. Inutile. Voilà l'ennemi qui s'écroule. Une petite convulsion l'agite à terre. C'est le couteau qu'il faut maintenant dans sa nuque. A fond Il se détend. Il est en paix.
Une heure plus tard, quand déjà la belle peau sombre traînait par terre, écorchée, humide, comme un peignoir-éponge laissé sur le carreau de la salle de bains, je suis rentré dans ce tunnel de verdure, que j'avais pris pour le sentier d'un gué.
Là, le buffle avait sa bauge, adossée au fleuve, protégée contre les intrus par l'ombre et par les épines.
”
Source : Gallica

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