Hugues Le Roux,
Chasses et gens d'Abyssinie
(1903)
“ Mon expérience des choses léonines, c'est que, dans la majorité des cas, la bête évite l'homme. Il n'est pas un sanguinaire comme le léopard qui, lui, tue pour tuer, parce qu'une congestion de colère lui trouble le jugement à la vue de son ennemi. Il n'est pas même un batailleur. La force prodigieuse dont il est conscient enfante le calme. Il est un chasseur, un amateur de belles poursuites qui vous donnent de l'appétit avant la minute où l'on se met à la table. Ce n'est pas pour manger le cerf que, toute une journée, l'homme le chasse à cheval, derrière une meute de chiens. ”
