Adolphe Cureau, Les Sociétés primitives de l'Afrique équatoriale (1912)
“ Si fruste, si bornée que soit l'âme du Nègre, il n'est pas sans en éprouver une impression de détente et de paix. La nuit, qui fuit dans l'Ouest, emporte avec soi les fantômes. Voici le jour qui rend visibles toutes choses, qui chasse les revenants, les sombres génies et la peur. Cependant on ne sait jamais ce qui peut arriver ; il est prudent de se mettre à l'abri des influences malignes. On n'oubliera donc pas de se munir de ses amulettes, de se tracer autour des yeux, sur les tempes, le long des bras, sur la poitrine des lignes avec de la cendre ou des terres de couleur. ”
