Félix Chapiseau, Au pays de l’esclavage
“ Car ici, tout ce qui n’est pas au premier plan du tableau est sans relief, vague, fondu, perdu dans cette débauche de bleu étrange. Le premier plan, par exemple, relève le tableau. Tout s’y détache net, vigoureux, lumineux et coloré. Le sable qui couvre le sol est éblouissant sous la lumière qui tombe presque tout le jour perpendiculairement, le soleil atteignant à cette latitude sa plus grande élévation. La verdure y étale tous ses tons, les plus tendres et les plus délicats, des plus moelleux jusqu’aux plus vifs, et des plus sombres aux plus crus. ”
