Oubangui

Définition et enjeux

Portrait de Émile Gentil Émile Gentil La chute de l’empire de Rabah

Bangui est le seul poste que nous ayons sur l’Oubangui, depuis Lirranga, à son confluent avec le Congo, soit environ sur six cents kilomètres. On conviendra que c’est peu.
Bâti sur un rocher au pied d’une colline et en face des fameux rapides de Zongo, il offre à la vue un aspect agréable. Mais le séjour n’y a rien de réjouissant. Tout autour du poste le terrain est mouvementé et couvert de forêts. C’est un véritable exercice de gymnastique que l’on fait quand on veut entreprendre une marche de quelques centaines de mètres.
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Portrait de Émile Gentil Émile Gentil La chute de l’empire de Rabah (1902)

Je pus, dès lors, jouir en paix de l'agréable spectacle qu'on a devant les yeux en naviguant sur le fleuve immense qu'est le Congo, et sur son affluent l'Oubangui, encore large, en bien des points, de plusieurs kilomètres. Végétation splendide, arbres géants, lianes à caoutchouc, c'est une débauche de verdure ; on sent un écrasement de tout l'être devant cette puissance inouïe de la nature. Pendant vingt jours, on ne voit pour ainsi dire que la forêt avec çà et là quelques clairières, où s'élèvent les huttes carrées, en écorce d'arbres, des indigènes.
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Portrait de Georges Bruel Georges Bruel L’Oubangui : voie de pénétration dans l’Afrique centrale française

Aussitôt après avoir dépassé Lirranga on est en plein delta de l’Oubangui. Il est encombré d’un fouillis inextricable d’îles inexplorées. Un peu en amont, ce fleuve a une largeur moyenne de 2 à 3 kilomètres. La végétation est splendide : les arbres, gigantesques, de mille espèces diverses, se reflètent dans les eaux du fleuve ; beaucoup de lianes descendent des cimes en s’entrecroisant, et nombre d’entre elles donnent du caoutchouc.
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