Ogooué

Définition et enjeux

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Victor de Compiègne avait, avec cette intuition qui est la qualité la plus précieuse du voyageur, deviné que l’Ogooué, ce grand fleuve qui vient se jeter dans l’Atlantique entre l’équateur et le premier degré de latitude sud, était la meilleure voie ouverte à l’exploration pour pénétrer au centre de l’Afrique. Il voulait remonter le fleuve inconnu le plus loin possible, jusqu’au point où un obstacle invincible le rejetterait en arrière. On ne pouvait choisir un meilleur théâtre d’opération.
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Victor Du Pont de Compiègne L'Afrique équatoriale (3e édition… (1876)

L'endroit que les indigènes appellent Lopé, du nom d'une petite rivière qui vient là se jeter dans
l'Ogooué, n'a en lui-même aucune importance : on n'y trouve pas même de village, car on ne saurait appeler un village quatre ou cinq cases bâties au sommet d'une colline que contourne le fleuve et qui ne sont habitées que par une seule famille. En temps ordinaire, ce lieu est tellement désert qu'en arrivant nous avons trouvé au milieu de ces cases l'empreinte toute fraîche de plusieurs troupeaux de bœufs sauvages qui traversent le village pour aller s'abreuver dans les eaux du fleuve.
Source : Gallica

Victor Du Pont de Compiègne L'Afrique équatoriale (3e édition… (1885)

C'est dans un de ces chalands que nous nous installâmes pour remonter l'Ogooué. Ce chaland, orné d'un toit, ressemblait à une véritable arche de Noé dans laquelle s'entassaient pêle-mêle des nègres,
des négresses, des négrillons, des singes, un énorme mastiff appelé Jack, des fusils, des tromblons, des marchandises, une barrique d'eau-de-vie, M. Amoral, Marche et moi. Nous eûmes toutes les peines du monde à nous déblayer un petit coin dans lequel nous pussions nous étendre la nuit, et prendre nos repas le jour.
Source : Gallica

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