Victor Du Pont de Compiègne

Résumé

Victor Du Pont de Compiègne L'Afrique équatoriale (3e édition… (1876)

Nous avons passé la journée chez les Apingis :
nos hommes achètent beaucoup de caoutchouc, et nous, des bananes, des poules, des objets fabriqués dans le pays et de petites dents d'éléphants. Dans la journée, on nous a amené un transfuge Osyéba; il a, paraît-il, tué par jalousie un chef de son village, et, pour échapper à la mort, s'est enfui chez les Apingis qui l'ont assez bien accueilli. C'est un beau garçon, à l'œil vif et intelligent ; il a adopté le pagne et la manière de se coiffer des Apingis, seulement ses dents sont limées en pointe comme celle des Pahouins.
Source : Gallica

Victor Du Pont de Compiègne L'Afrique équatoriale (3e édition… (1876)

Mais aussitôt que la nouvelle de l'arrivée d'un convoi d'étrangers s'est répandue dans le pays, Lopé devient le rendez-vous général de tous les Okanda, qui accourent de vingt lieues à la ronde pour vendre des bananes, des chèvres, des esclaves et un peu d'ivoire. C'est là que se tiennent les palabres, et les habitants du pays y amènent, pour les offrir sans pudeur aucune aux nouveaux venus, toutes leurs femmes, qui ont sur la rivière une grande réputation de beauté.
Source : Gallica

Victor Du Pont de Compiègne L'Afrique équatoriale (3e édition… (1876)

Quand je fus en sûreté sur la rive, les Okanda dégagèrent la pirogue des rochers qui la retenaient et la laissèrent, vide, bien entendu, descendre les chutes de Bôoué. Telle était son épaisseur et sa solidité qu'elle sortit de cette terrible épreuve. Elle arriva en bas sans être mise en pièces et en fut quitte pour quelques avaries. Le grand féticheur et un chef okanda furent moins heureux que nous : chacun d'eux eut
son embarcation brisée dans les chutes de Bôoué.
Source : Gallica

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