J. Laffitte, Le Dahomé : souvenirs de voyage et de mission (1873)
“ Sur le bord de la mer, c'est du sable mêlé de coquillages; plus loin, c'est encore du sable; mais des arbustes épineux, au feuillage étiolé, se montrent çà et là comme pour attester que la vie ne s'est pas tout à fait retirée de cette plaine aride. La nuit, tout y est calme; la mer parle seule, et sa grande voix se récrie éternellement et en vain contre le grain de sable que Dieu a opposé à sa fureur. Le jour, la scène change, c'est un va-et-vient continuel de pirogues qui partent, de pirogues qui reviennent, de nègres qui roulent des barriques d'huile de palmier, d'eau-de-vie ”
