E. Chaudoin, Trois mois de captivité au Dahomey (1891)
“ Nos gens ont allumé des torches, la lumière brille et se reflète sur leur dos noir fumant de sueur. Au bout d'une heure les torches s'éteignent, il fait trop humide pour les rallumer. Nous commençons à être glacés et trempés par la rosée, et le chemin devient de plus en plus impraticable. Bravement nous attrapons chacun un soldat de l'escorte par son pagne, et, enjambant par-ci, sautant par-là, nous nous laissons conduire. Après quelques heures encore de marche dans ces conditions, qui nous paraissent des lieues, le sol s'améliore enfin et nous sentons la terre douce sous nos pas. ”
