Résumé

Adolphe Badin Jean-Baptiste Blanchard au Dahomey… (1895)

Du reste, nous en sommes tous là; tous nous aimons notre Colonel à nous faire tuer sur un mot de lui. Nous sentons si bien que c'est à lui, avant et par-dessus tout, que nous devrons le succès de la campagne!
Du chef d'État-major au dernier soldat, il n'y a qu'une voix sur son compte. C'est à qui chantera ses louanges, à qui exaltera son intrépidité, sa bonté, sa prudence.
Nous ne lui reprochons qu'une chose, c'est de se mettre toujours au premier rang et de jouer sa vie à toute minute. Mais c'est plus fort que lui. Il doit prêcher d'exemple.
Source : Gallica

Adolphe Badin Jean-Baptiste Blanchard au Dahomey… (1895)

Je vois encore M. Roulland, notre capitaine, l'épée à la main et le cigare à la bouche, magnifique de sangfroid sous la pluie de balles qui tombe autour de lui, nous criant : - En avant, les Marsouins! Au pas de course.
Nous nous élançons à travers la brousse; l'ennemi recule peu à peu, et s'enfuit définitivement, poursuivi à bonne distance par nos feux de salve.
Cette fois nous sommes maîtres du terrain, mais ce n'a pas été sans peine. Les Dahoméens se sont battus comme des lions, et il a fallu en faire un massacre épouvantable, avant qu'ils se décidassent à abandonner la lutte.
Source : Gallica

Adolphe Badin Jean-Baptiste Blanchard au Dahomey… (1895)

Doganda a-t-il compris, de son côté? Pendant que nos gardiens nous frappent au hasard à coups de pied et de crosses de fusil, nous nous tordons à terre dans des contorsions fantastiques, comme des gens embarrassés par leurs liens et leurs chaînes. Au milieu de ces contorsions, je roule sur un corps; c'est celui contre lequel Maugas s'est laissé tomber volontairement, et qu'il a dépouillé de son couteau.
Avant que dans l'obscurité nos quatre noirs se soient aperçus de rien, il est parvenu à couper les cordes de ses mains et nous délivre à notre tour.
— Vite ! aux jambes ! nous crie-t-il.
Source : Gallica

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