Résumé

Silbermann 5 ans à la Légion étrangère, 10 ans dans l'infanterie de marine… (1910)

Quand nous passâmes devant lui, sa musique joua la Marseillaise et les matelots chantèrent l'hymne de l'infanterie de marine. L'amiral Pottier nous cria : « Bon voyage, mes enfants. »
Le lendemain, nous faisions escale à Tchefou, où une vingtaine de navires de guerre étaient en rade. De Tchefou jusqu'à Nagasaki, la mer fut des plus dures.
Le bateau dansait comme une coquille de noix. Le brouillard était tellement épais qu'on ne voyait absolument rien autour de soi. La sirène sifflait sans cesse et le temps était aussi froid qu'au mois de décembre en Chine.
Source : Gallica

Silbermann 5 ans à la Légion étrangère, 10 ans dans l'infanterie de marine… (1910)

Un mauvais soldat est souvent pervers, et quelquefois plus. En campagne, il sera inutile, et souvent même dangereux. En temps de paix, il excite ses camarades contre les chefs et leur parle sans cesse de leurs droits en se gardant bien de leur rappeler leurs devoirs. C'est là qu'est le danger, et ce danger, il faut bien le dire, est un produit de la civilisation mal dirigée. Je pourrais citer, avec preuves à l'appui, plusieurs exemples et j'en conclus qu'il faut une discipline ferme, mais pratiquée avec discernement, dans une armée bien organisée.
Source : Gallica

Silbermann 5 ans à la Légion étrangère, 10 ans dans l'infanterie de marine… (1910)

Et en effet, il ne nous oubliait pas dans son palais de Tien-Tsin. Comprenant sa mission en Chine comme il l'avait comprise à Madagascar et partout ailleurs, il se consacrait corps et âme au bien des hommes qu'on lui avait confiés. Les troupes de l'avant lui étaient particulièrement reconnaissantes, car on sentait bien que, tout en étant loin de lui, nous étions son souci constant. Soldat colonial dans l'âme, il connaissait ses hommes à fond et avait confiance en eux; aussi était-il payé de retour et très aimé de ses soldats.
Source : Gallica

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