Silbermann, 5 ans à la Légion étrangère, 10 ans dans l'infanterie de marine… (1910)
“ Quand nous passâmes devant lui, sa musique joua la Marseillaise et les matelots chantèrent l'hymne de l'infanterie de marine. L'amiral Pottier nous cria : « Bon voyage, mes enfants. » Le lendemain, nous faisions escale à Tchefou, où une vingtaine de navires de guerre étaient en rade. De Tchefou jusqu'à Nagasaki, la mer fut des plus dures. Le bateau dansait comme une coquille de noix. Le brouillard était tellement épais qu'on ne voyait absolument rien autour de soi. La sirène sifflait sans cesse et le temps était aussi froid qu'au mois de décembre en Chine. ”
