Résumé

Jules Poirier Campagne du Dahomey, 1892-1894… (1895)

Je vous réponds, Monsieur le sous-secrétaire d'Etat, que c'est une solution qui n'en est pas une, et vous allez de suite en comprendre la raison. Ce ne sont pas seulement des villes et la côte que vous avez à défendre en ce pays, mais bien tout le royaume de PortoNovo et d'autres territoires. Behanzin n'attaque pas les villes; il se saisit de vos protégés qui sont en dehors de vos villes, il les massacre ou les réduit en esclavage, il détruit les plantations, il détruit toutes les richesses du pays, en un mot il détruit tout ce qui est la raison d'être même de notre occupation au Dahomey.
Source : Gallica

Jules Poirier Campagne du Dahomey, 1892-1894… (1895)

A ce point de vue, les expéditions coloniales sont la meilleure école, parce que l'action de l'ennemi, y déroutant tous les calculs, oblige à une veille continue, à une souplesse infinie de combinaisons; parce que la pénurie des moyens et la faiblesse des ressources y excitent toujours la prévoyance; parce qu'enfin, exposé à combattre un contre dix, le chef doit s'ingénier à ce que sa troupe ne subisse aucune diminution matérielle ou morale.
Source : Gallica

Jules Poirier Campagne du Dahomey, 1892-1894… (1895)

Le colonel occupe à peu près le centre.
Les porteurs, qui se sont fait aussi des abris, préparent leur cuisine bizarre ; ils ont chacun une plaque en bois avec leur nom, une toque dont la couleur varie avec les services. Elle est blanche, bleue, jaune, rouge, verte, etc., selon que le porteur appartient au service des vivres, à l'artillerie, à l'ambulance, à l'état-major.
Les Sénégalais, devant leurs tentes en forme de pyramide, fument tranquillement leur pipe. Pour eux, la guerre est l'état normal; en paix, ils ne vivent pas.
Source : Gallica

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