Silbermann, 5 ans à la Légion étrangère, 10 ans dans l'infanterie de marine… (1910)
“ Quelque temps après, je partis pour Cotonou par une chaloupe de l'Ouémé. Cotonou, point de débarquement des Européens, est bâti sur le sable; la population indigène y est peu nombreuse. J'allai d'abord visiter quelques camarades à l'hôpital. Cet hôpital consistait en baraquements de cartonpâte, démontables, dans l'intérieur desquels la chaleur était absolument insupportable. La toiture, en carton également, était protégée par du zinc, ce qui élevait encore la température. Que de souffrances, que de cris, que de pleurs, j'y ai vus et entendus! ”
