Résumé

Albert de Salinis,  Le protectorat français sur la Côte des esclaves… (1908)

“ Nous ne voulons pas que l'unité d'action vienne de vous, malgré votre supériorité intellectuelle. Nous voulons que celui qui se bat ait seul la responsabilité en face de l'ennemi ; s'il est vainqueur, nous l'applaudirons ; s'il tombe, nous le vengerons.
« Après ce qui s'est passé entre le colonel Terrillon et le commandant du Sané, soutenir la thèse que vous avez soutenue, c'est un danger pour la France tout entière. »
M. Chautemps interrompt et dit avec malice : « Le ministère de la Marine n'est partisan du dualisme que jusqu'au jour où il peut le faire cesser au profit dès marins. »
”
Source : Gallica

Albert de Salinis,  Le protectorat français sur la Côte des esclaves… (1908)

“ Dans tous les cas, M. Bayol n'était plus disposé à les écouter. Le docteur revenait de sa mission diplomatique dans un état d'exaspération facile à comprendre, décidé à châtier les noirs qui se sont moqués de lui et de la France, et fermement résolu à renoncer à la politique « bon enfant ».
Il comprenait enfin que le prestige d'un lieutenant gouverneur ne suffit pas pour en imposer à ces peuplades dégradées. Les discours éloquents n'ont aucune prise sur leur ignorance ; les motifs de raison et d'humanité n'ont rien à faire avec ces brutes ; elles n'obéiront qu'à la force.
”
Source : Gallica

Albert de Salinis,  Le protectorat français sur la Côte des esclaves… (1908)

“ Pourquoi les soldats de la France, notre amie, viennent-ils tirer contre nos soldats ? Ce n'est pas contre eux que nous faisons la guerre. Nous voulons la paix, monsieur l'Administrateur ; nous voulons la prospérité du commerce dans tout le pays soumis à notre pouvoir. Les Européens seront libres sur tous les points, de notre côté, mais à la condition que vous nous rendiez nos otages et les replaciez à Cotonou dans les mêmes conditions qu'ils s'y trouvaient avant ces événements. Tant que les otages ne nous seront pas rendus, nos troupes dévasteront les palmiers du territoire ennemi. ”
Source : Gallica

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