Jules Poirier

Élements biographiques

Jules Poirier Reims (1e août-31 décembre 1914… (1917)

Pendant près d'un demi-siècle, chaque année., nous avons visité Reims. Nous le connaissions; nous l'aimions.
Chaque fois que le train nous rapprochait de la ville, nous ne manquions pas, par la portière du wagon, de saluer d'aussi loin que possible, la masse imposante de sa cathédrale. Ses hautes tours apparaissaient comme les ailes d'un ange gardien veillant sur la grande cité.
Quand il nous a été possible de revoir cette chère ville, en ces derniers mois, nos regards se sont heurtés à ses ruines. Des beautés d'hier, il ne reste qu'un amas de décombres, des mutilations.
Source : Gallica

Jules Poirier La Belgique devant une guerre franco-allemande (1913)

La Belgique risque d'être la proie d'un envahisseur, sans avoir le temps de se défendre. Ses sacrifices sont stériles parce qu'impuissants à créer une armée capable d'une action défensive. Ce sont là les tristes résultats de la politique et de la division des partis, ces chancres rongeurs pour lesquels il n'est plus de noble sentiment ni de cause sacrée : qu'importe le patriotisme, qu'importe la défense du sol ?
Source : Gallica

Jules Poirier Campagne du Dahomey, 1892-1894… (1895)

Je vous réponds, Monsieur le sous-secrétaire d'Etat, que c'est une solution qui n'en est pas une, et vous allez de suite en comprendre la raison. Ce ne sont pas seulement des villes et la côte que vous avez à défendre en ce pays, mais bien tout le royaume de PortoNovo et d'autres territoires. Behanzin n'attaque pas les villes; il se saisit de vos protégés qui sont en dehors de vos villes, il les massacre ou les réduit en esclavage, il détruit les plantations, il détruit toutes les richesses du pays, en un mot il détruit tout ce qui est la raison d'être même de notre occupation au Dahomey.
Source : Gallica

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