Résumé

Jules Poirier Le prince de Bismarck en Champagne… (1898)

Dès les premiers coups de canon tirés à Sedan, le roi Guillaume avait pris position à la Croix-Piot, sur la rive gauche de la Meuse, d'où l'on voyait le mieux le champ de bataille. Le souverain était entouré de Bismarck et de de Moltke, d'un brillant état-major en grand uniforme, comme pour une représentation de gala. Chacun suivait les phases de la lutte avec une lunette d'approche.
Source : Gallica

Jules Poirier Le prince de Bismarck en Champagne… (1898)

Vous obtiendrez sans doute les milliards, mais on ne cèdera pas une portion de territoire sans une lutte acharnée, et si la France devait succomber et se voir forcée, pour obtenir la paix, d'abandonner l'Alsace et la Lorraine, cette paix ne serait qu'une trêve durant laquelle de l'enfant au vieillard on apprendrait le maniement des armes, pour recommencer avant peu une guerre terrible dans laquelle l'un des deux peuples disparaîtrait comme grande nation de la carte d'Europe.
Source : Gallica

Jules Poirier Le prince de Bismarck en Champagne… (1898)

Le 3 décembre 1850, Bismarck affirmait au landtag prussien son mépris pour les diplomates de cabinet qui déclarent la guerre, mais « se chauffent à l'aise au coin de leur feu, tandis que le sang du fantassin ruisselle dans la neige ». Au cours de sa carrière, jamais il ne démentit ce langage. Dans les guerres que la Prusse soutint depuis le jour de cette déclaration, le chancelier fut toujours, sur les champs de bataille, à côté de son souverain. C'est ainsi qu'on le vît, à Sadowa, treize heures durant sans descendre de cheval ; à Sedan, il observa la même contenance.
Source : Gallica

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