Jean-Baptiste Brincourt

Résumé

Jean-Baptiste Brincourt Tristes souvenirs (1870) (1897)

Un char à bancs découvert suivait, avec le général de Boyen, le prince de Lynar et d'autres officiers allemands ; puis venaient les officiers de la maison de l'Empereur, de nombreux fourgons et une soixantaine de chevaux conduits par des grooms. Une escorte de hussards noirs de la mort précédait le cortège ; il pleuvait à verse.
Au moment où l'on traversait Donchery, encombré de troupes, une fenêtre s'ouvrit ; un homme de haute stature parut et s'inclina : c'était le comte de Bismarck qui salua également les officiers.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Brincourt Tristes souvenirs (1870) (1897)

Dans la matinée, le général Sheridan, s'approchant du chancelier, lui insinua que, peut-être, Napoléon était dans Sedan. « Oh! non, répliqua M. de Bismarck; le vieux renard est trop malin pour se faire prendre au piège ; il aura sans doute filé sur Paris. » En effet, on ne croyait pas que l'Empereur fût resté à Sedan, et la supposition d'un départ pour Paris était très répandue au quartier général.
Vers trois heures, les trois charges que notre cavalerie exécuta avec un élan magnifique sur l'infanterie allemande impressionnèrent vivement le Roi, qui ne put réprimer son admiration.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Brincourt Tristes souvenirs (1870) (1897)

Un général fit le triste tableau de l'aspect que présentait l'armée dans les rues de Sedan, où les soldats de toutes armes, confondus entre eux, ne pouvaient circuler qu'avec la plus grande difficulté, serrés qu'ils étaient les uns contre les autres. Il fit remarquer que si quelques troupes, en assez bon ordre, avaient pu être disposées sur les remparts, les autres, qui formaient une cohue indescriptible, non seulement ne pouvaient être utilisées dans la défense de la place, mais paralyseraient celle-ci, à supposer qu'on eut des munitions nécessaires pour l'entreprendre.
Source : Gallica

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