Résumé

La Bataille de Sedan. Napoléon III, de Wimpffen… (1872)

La nuit du 31 août au ier septembre fut une nuit froide et claire. Il semblait, dit un témoin oculaire, que le ciel qui couvrait les deux armées était une large voûte l'ougeâtre : des deux côtés de la Meuse, d'innombrables feux marquaient les bivouacs ; cependant, le matin du ler septembre, quand la bataille commença, un brouillard épais s'étendait sur toute la vallée et cachait les uns aux autres les différents corps de l'armée. Ce fut le douzième corps qui supporta le premier effort de l'ennemi. Les ordres du maréchal Mac-Mahon l'avaient placé à l'extrémité orientale des lignes de bataille.
Source : Gallica

La Bataille de Sedan. Napoléon III, de Wimpffen… (1872)

Le général Castelnau, entendant le propos du général de Wimpffen, prit la main du général Pajol, et lui dit : « Plaise à Dieu que ce ne soit pas nous qui soyons jetés dans la Meuse ! » Le souverain qui, le matin, avait eu confiance dans Ducrot, revenait à Wimpffen, remettant le commandement suprême à l'homme qui caressait jusqu'à la dernière heure ses illusions imbéciles. Le général de Wimpffen allait achever le désastre que tant d'imprévoyance, tant de misérables faiblesses, rendaient déjà à cette heure inévitable!
Source : Gallica

La Bataille de Sedan. Napoléon III, de Wimpffen… (1872)

La cavalerie s'élance; le général Ducrot tire son épée, et, avec tout son état-major, il se place en tête de la division d'infanterie : « En avant, en avant, mes enfants, à la baïonnette ! ». Les soldats, épuisés, effrayés par les coups qui les frappent de tous côtés, restent sourds à la voix du général. Pendànt qu'ils hésitent et qu'un petit -nombre d'entre eux seulement consentent à marcher, les escadrons héroïques que commande le général de Galiffet s'élancent dans une charge furieuse.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature