Résumé

Histoire de l'armée de Châlons… (1871)

« Comment la France pourrait-elle jamais pardonner à une armée de quatre-vingt mille hommes d'avoir capitulé sans tenter même un effort pour se faire jour à travers les bataillons ennemis, quand de valeureux régiments dont nous proclamons les noms avec orgueil lui ont donné de si beaux exemples à suivre, en brisant le cercle de feu qui les entourait, pour rentrer en France tout armés » C'est ainsi que des récits merveilleux répandus dans le pays enlevaient à ces infortunés prisonniers de Sedan la seule excuse de la capitulation, qui fut l'impossibilité même d'une percée.
Source : Gallica

Histoire de l'armée de Châlons… (1871)

Les officiers d'artillerie partirent pleins de confiance; mais, à l'heure du combat, ils virent trop clairement qu'on les avait trompes et qu'il ne leur restait qu'à se battre bravement quand même, ce qu'ils ont fait; à se faire tuer, ce qu'ils n'ont pas hésité à faire pour leur honneur et pour leur pays ; mais à se faire tuer sans espoir de lutte égale et de triomphe. Car on avait négligé le grand précepte de Napoléon Ier, qui ne veut pas qu'on déclare la guerre avant de s'être assuré de la supériorité de son artillerie sur celle de l'ennemi qu'on attaquera.
Source : Gallica

Histoire de l'armée de Châlons… (1871)

Mais qu'il cherche plutôt au fond de sa conscience, et il y trouvera qu'il a mieux aimé livrer la France désarmée aux hasards terribles d'une lutte inégale, que de renoncer au titre si flatteur de major général de l'armée du Rhin, et d'encourir, en disant la vérité, la disgrâce de son souverain, qui voulait la guerre pour distraire les esprits des luttes parlementaires et remettre aux mains de son fils une couronne impériale à laquelle une campagne si glorieuse devait rendre,
en deux mois, un prestige naguère amoindri et un lustre presque effacé.
Source : Gallica

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