Résumé

De Freschwiller à Sedan : journal d'un officier du 1er corps… (1870)

C'est, de la part du commandant en chef, un éclair de génie. Sans doute une partie de l'armée restera sur le champ de bataille ; mais l'autre passera. Cela vaut encore mieux que de se laisser prendre dans la souricière de Sedan.
Le général attend de minute en minute, avec une impatience fébrile, la réponse ou plutôt l'arrivée de l'empereur ; car il ne doute pas qu'un prince qui a si souvent donné des preuves de son courage personnel
ne soit fier de se frayer un passage l'épée à la main à la tête de ses troupes, ou de mourir glorieusement au milieu d'elles sur le champ de bataille.
Source : Gallica

De Freschwiller à Sedan : journal d'un officier du 1er corps… (1870)

Mais l'empereur sait-il, a-t-il jamais su quelque chose? On lui cache tout. Il ne permet pas qu'on lui dise rien! C'est l'autruche se mettant la tête sous l'aile pour ne pas voir.
On dit que l'ennemi n'est plus qu'à quelques kilomètres de nous. Il est encore temps, par une marche rapide, de filer devant l'armée du prince Fritz, de franchir la Meuse et de donner la main à Bazaine; ce dernier a au moins cent mille bons soldats. Avec deux cent vingt à deux cent trente mille hommes nous battrons facilement tout ce qui chercherait à nous couper de Paris, et nous
sauverons la capitale.
Source : Gallica

De Freschwiller à Sedan : journal d'un officier du 1er corps… (1870)

Mais la discipline est telle dans leur armée, que, s'ils
cèdent du terrain, s'ils reculent, s'ils fuient devant une poussée vigoureuse, devant une charge trop dangereuse, ils ont soin de voir de quel côté se jettent leurs officiers, et de les suivre. Les officiers, par une habile tactique, cherchent toujours à gagner les flancs des colonnes d'attaque, et, tandis que la charge passe comme un ouragan, frappant souvent dans le vide, les Allemands se reforment sur les flancs, et prennent d'écharpe la cavalerie mal employée.
Source : Gallica

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