De Freschwiller à Sedan : journal d'un officier du 1er corps… (1870)
“ C'est, de la part du commandant en chef, un éclair de génie. Sans doute une partie de l'armée restera sur le champ de bataille ; mais l'autre passera. Cela vaut encore mieux que de se laisser prendre dans la souricière de Sedan. Le général attend de minute en minute, avec une impatience fébrile, la réponse ou plutôt l'arrivée de l'empereur ; car il ne doute pas qu'un prince qui a si souvent donné des preuves de son courage personnel ne soit fier de se frayer un passage l'épée à la main à la tête de ses troupes, ou de mourir glorieusement au milieu d'elles sur le champ de bataille. ”
