Jules-Louis-Gaston Pastre

Résumé

Jules-Louis-Gaston Pastre La tragédie de Sedan (4e mille… (1931)

Après quoi M. Rouher gagna son wagon-salon et rentra à Paris.
Napoléon III, comme le maréchal, répugnait à cette folle aventure et s'en tenait au projet primitif : se replier sur Paris. Mais Paris grondait et menaçait. L'Impératrice, folle de colère et de désespoir, tremblant pour le trône de son fils, ne voulait pas qu'après un début de campagne aussi désastreux, Napoléon reparût dans sa capitale. « Il n'y entrera pas vivant, » disait-elle. Elle poussait à ce plan, qu'elle comprenait mal, mais dont le comte de Palikao lui disait des merveilles.
Source : Gallica

Jules-Louis-Gaston Pastre La tragédie de Sedan (4e mille… (1931)

Le 14 août 1870, le maréchal de Mac-Mahon était arrivé au camp de Châlons, où se rassemblaient les débris de son armée battue à Frceschwiller.
Triste journée : les hommes étaient épuisés de fatigue, leurs yeux demeuraient pleins des visions tragiques des champs de bataille alsaciens; une armée ennemie innombrable, surgissant de toutes Parts, pourvue d'une artillerie puissante tirant loin et juste; un déluge de fer et de feu. Pour ces soldats toujours victorieux, habitués à juguler par leur élan et par leur bravoure tout adversaire, c'était inexplicable.
Source : Gallica

Jules-Louis-Gaston Pastre La tragédie de Sedan (4e mille… (1931)

« L'étau allemand avait deux branches » : la première branche sur la rive gauche de la Moselle. Là manoeuvrait l'armée du prince de Prusse qui pouvait traverser la Meuse à Donchery et couper notre seule ligne de retraite normale, la route de Mézières. La Meuse franchie à Donchery, une puissante avant-garde poussait vers le défilé de Saint-Albert, sur Saint-Menges, sur Floing, et la situation de Mac-Mahon était définitivement réglée.
Source : Gallica

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