Pierre-Gabriel-Désiré François-Franquet, Sedan en 1870, la bataille et la capitulation (1872)
“ Du haut des remparts, lorsque le brouillard commence à se dissiper, on voit des masses noires qui s'avancent sur le Liry, puis disparaissent comme les taches des ombres que portent les nuages chassés par le vent. Puis peu à peu se forme un nuage blanc au dessus de Remilly, village qui s'annonce au loin par un rang de hauts peupliers : c'était la fumée de la poudre qui se mêlait à la fumée de l'incendie. La population, déjà fort émue à la vue d'un engagement si rapproché de la ville, est saisie de crainte lorsque se répand le bruit de la nocturne arrivée de l'empereur. ”
