Résumé

Georges Bastard Bazeilles dix ans après : guerre franco-allemande… (1880)

Les hauteurs boisées de la Marphée, qui déroulent les derniers chaînons de l'Argonne jusqu'au cours capricieux de la Meuse, nonchalante comme une déesse, limpide comme une source, couronnent à droite la plaine basse et fertile de Sedan, où on peut dire qu'aucun engagement n'a eu lieu.
L'artillerie s'était établie sur la route nationale, à l'endroit dit le Pendu, et sur les hauteurs de la Rapaille qui surplombent Bazeilles, La Moncelle et Daigny. La cavalerie était échelonnée sur la route.
Loin d'être plat comme ici, le pays est valonné à gauche.
Source : Gallica

Georges Bastard Bazeilles dix ans après : guerre franco-allemande… (1880)

Pendant que l'on répétait du côté gauche du Rhin : « A Berlin », il y avait comme un écho qui répondait sur l'autre rive : « Nach Paris. » Il faut
bien croire que si l'on descend à reculons sur les échelons de la défaite, il est plus difficile encore de s'arrêter sur la pente glissante du triomphe. —
Vœ victis ! Heur aux vainqueurs.
* * *
A droite, toujours sur la rive gauche de la Meuse, on aperçoit au milieu d'une haie oscillante de hauts peupliers qui balancent languissamment leurs têtes sur un fond bleu, une maisonnette blanche et basse bordant la route qui va de Sedan à Donchery.
Source : Gallica

Georges Bastard Bazeilles dix ans après : guerre franco-allemande… (1880)

Les Allemands n'ont même pas ce sentiment vulgaire du respect de la propriété qui fait qu'un lieu quelconque, théâtre fortuit d'un souvenir glorieux, est sacré pour soi et devient inviolable.
En appelant l'Allemagne aux armes, le roi, répéterai-je, avait déclaré à son peuple qu'il faisait la guerre à l'Empereur et non à la France. Or l'armée est maintenant défaite, l'Empereur est prisonnier et le récit semble fini.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature