Résumé

Alphonse Poittevin Bazeilles, ou Les dernières cartouches… (1897)

En quittant la gare, je jetai un regard du côté de Bazeilles. On apercevait toujours les flammes. Le village défendu si vaillamment par nos troupes commandées par des officiers de mérite et, notamment, par ce brave et bienveillant commandant Lambert qui, en entretenant chez nous la vaillance incontestée de notre race se couvrit de gloire, était complètement anéanti; seul, je crois, le château Dorival, situé au bas du village, non loin de la gare, avait été épargné.
Source : Gallica

Alphonse Poittevin Bazeilles, ou Les dernières cartouches… (1897)

Dans le village de Bazeilles, l'ennemi les inquiéta tonte la nuit en commençant à y faire entrer des forces nombreuses par un pont de bateaux qu'il établit sur la Meuse et par le pont de Bazeilles et de Pont-Maugis qu'on n'avait pas fait sauter, malgré la demande d'un capitaine de grand'garde à un lieutenant du génie qui répondit : « Je n'ai pas reçu d ordre spécial à cet effet. » Le pont resta debout et sans gardiens.
Plus de vingt mille hommes purent ainsi effectuer leur passage dans la nuit et prendre position où bon
leur semblait, les alentours de Baleilles étant insuffisamment gardés.
Source : Gallica

Alphonse Poittevin Bazeilles, ou Les dernières cartouches… (1897)

Le combat était livré,en ce moment, surtout par l'artillerie ; la fusillade était de peu d'importance. Nos batteries qui se trouvaient dans la plaine soutenaient le feu avec peu de succès. Elles gagnèrent les hauteurs avec peine pour prendre de meilleures positions.
Pendant une heure que les canons crachèrent, le 2e régiment d'infanterie de marine resta en ligne de bataille dans la position du tireur à genou. Nous avons pu constater la régularité du tir de l'artillerie ennemie dont tous les obus tombaient à peu près à dix mètres en avant ou en arrière de nous sans aucun répit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature