Alfred Flamarion, Le livret du docteur : souvenirs de la campagne contre l'Allemagne et contre la commune de Paris… (1872)
“ Il y a au moins une douzaine de canons prussiens qui tirent sur la batterie, et par conséquent sur notre bataillon, à toute volée, pour protéger la retraite de leurs troupes. On dirait qu'ils tirent de rage. Nous n'avons que le temps de nous garer en inclinant à droite et en arrière : un obus n'attend pas que l'autre ait éclaté : ça nous siffle autour de la tête, dans les jambes, à ne pas s'y reconnaître. La batterie française a perdu sept à huit hommes, tués ou blessés, et des chevaux, avant d'avoir pu tirer un seul coup ”
