Résumé

La Campagne du nord. Opérations de l'armée française du nord… (1873)

Cette tactique, habile peut-être en des circonstances ordinaires, était-elle praticable avec une armée telle que celle du général Faidherbe ? Résister aux Prussiens, on le pouvait pendant un certain temps ; les battre, on le pouvait encore ; mais se flatter de les écraser, de les désorganiser, au point d'entrer à leur suite dans la place et d'emporter une citadelle, n'était-ce pas trop espérer de troupes mal armées, mal organisées, mal approvisionnées? Pour tenter un tel coup de vigueur il eût fallu pouvoir être sûr que l'ennemi viendrait, en nombre égal, attaquer les Français.
Source : Gallica

La Campagne du nord. Opérations de l'armée française du nord… (1873)

La position était critique; le colonel du Bessol, ayant résolu d'enlever le bois par un vigoureux effort, envoya aux chasseurs et au bataillon de ligne l'ordre de presser le pas, afin de couper la retraite à l'ennemi.
Cependant, revenue de son étonnement, et honteuse de son émotion, l'infanterie de marine n'attendit pas le signal de l'assaut. Nous vîmes avec
admiration ces braves enfants, le dos plié comme des épis que courbe le vent, se jeter résolument au milieu du bois.
Source : Gallica

La Campagne du nord. Opérations de l'armée française du nord… (1873)

Le quartier général du général Farre s'établit à Corbie. Au milieu du désordre qui régnait, personne, en arrivant, ne put s'occuper d'établir des grand's gardes, quoique, ce soir-là, le découragement des Français, aussi bien que l'audace des Prussiens, rendît tout possible. Des éclaireurs allemands, munis de lanternes sourdes, dont on apercevait de temps en temps les feux, comme de rapides éclairs dans
la nuit, cherchaient, sans être inquiétés, des passages à travers les marais.
Source : Gallica

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