Charles Louandre, La France du Nord
“ Les habitans prirent leurs fusils de chasse, et la lutte, une lutte désespérée, s’engagea de nouveau pour arrêter le mouvement concentrique des Prussiens. Ceux-ci, contrairement à leur habitude, n’avaient point amené d’artillerie, car ils étaient loin de s’attendre à la résistance qu’ils allaient rencontrer. Malgré l’infériorité de l’armement, on n’avait pas à craindre d’être écrasé à distance sans pouvoir répondre; on allait se voir de près, et l’on reconnut vite à l’extrême circonspection de l’ennemi qu’il se sentait privé de son plus puissant moyen d’action. ”
