Résumé

Henry Daussy La ligne de la Somme pendant la campagne 1870-1871… (1875)

Lippe, sur la route de Guise, ne rencontra personne. Il était évident que la poursuite était vaine ; Gœben fut obligé de se l'avouer dès le soir du 20 janvier. Sa cavalerie ne ramassait que des traînards ; l'armée française lui échappait avec son artillerie et son matériel ; il ne savait même pas de quel côté s'étaient retirées les principales forces de Faidherbe, si c'était sur Cambrai, ou sur le Cateau, ou sur Guise. La rapidité avec laquelle l'armée du Nord avait effectué sa retraite jetait l'ennemi dans un étonnement qui n'était pas sans un mélange d'admiration.
Source : Gallica

Henry Daussy La ligne de la Somme pendant la campagne 1870-1871… (1875)

En même temps qu'il avait pour mission de reconnaître la position des Français, von der Grôben avait aussi reçu très-expressément celle de cacher le mouvement de l'armée allemande. « La division de cavalerie doit être comme un » rideau étendu au loin devant nous, » avait dit Manteuffel dans son ordre du 18 novembre. Il avait ajouté, dans le même ordre, la recommandation de tromper l'ennemi en faisant montre de colonnes volantes, composées d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie, qui devaient opérer à une journée ou deux du gros de la division.
Source : Gallica

Henry Daussy La ligne de la Somme pendant la campagne 1870-1871… (1875)

Aussi la campagne de l'armée du Nord ne consista, en définitive, qu'à harceler l'ennemi, à attirer loin de Paris des troupes qui, sans cela, eussent accru la force de résistance des lignes assiégeantes : c'est ainsi seulement qu'elle pouvait contribuer à la défense générale de Paris. Quant à tenter,
avec une trentaine de mille hommes à peine organisés, et qui ne comprenaient qu'une quinzaine de mille hommes de troupe, de rompre le blocus, et de délivrer Paris, c'était une idée qui ne pouvait venir à un homme sensé.
Source : Gallica

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